Résumé en 1 minute
- Les mouvements de marchés actuels sont impressionnants mais il ne faut pas s’émouvoir outre mesure d’un possible changement de régime de volatilité, qui peut aussi trouver son origine dans d’autres explications théoriques.
- D’autant que le risque structurel de marché demeure faible et n’a pas été impacté par la crise du Coronavirus. A cet égard d’ailleurs, une intervention des banques centrales ne se justifie pas tellement.
- Néanmoins, à l’inverse, il ne faut pas sous-estimer l’ampleur inédite du dysfonctionnement économique créé par la propagation du virus. C’est la raison pour laquelle, préventivement, la Fed a décidé d’agir, par surprise. Certes, elle n’avait pas agi ainsi depuis 2008, mais on se gardera de toute comparaison historique trop poussée car depuis, la doctrine de l’institution a considérablement évolué : doctrine « d’action préventive » développée dans de nombreux discours.
- Cette crise intervient néanmoins dans un contexte économique et de marché exceptionnels aux États-Unis.
- En Europe en revanche, dans des marchés fragiles, les distorsions de prix sont considérables et il faut en tirer profit.
