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SVB – La Grande Histoire convoquée – 13/03/23

La faillite de la banque SVB a de quoi faire peur. Depuis ce week-end, la Grande Histoire est convoquée. Celle de 2008 bien sûr, et de ses files d’attente devant des établissements financiers centenaires et respectables, colosses aux pieds d’argile en plein bank run -ce récit puisant lui-même dans l’imaginaire de 1929.

Cette catastrophe à 200Mds$ est pourtant techniquement simple et financièrement circonscrite, intervenant dans un contexte de santé financière insolente du système bancaire américain.

Alors qu’est-ce qui cloche, au-delà de cette seule faillite ?

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Contexte de marché au 7 mars 2023

Inflation – Le pic de cynisme toujours pas atteint 

C’était il n’y a pas si longtemps, souvenez-vous. La dernière théorie en vogue était que les économies occidentales en général, et européenne en particulier, étaient en voie de « japonisation » : la croissance et l’inflation allaient demeurer atones à jamais, la déflation menaçait. C’est pourquoi tout a été fait pour conjurer le sort et raviver l’inflation. Pourquoi ne pas le rappeler ?

L’inflation est toujours un sujet beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. L’histoire s’est accélérée de façon phénoménale depuis 2020, et c’est dans ce contexte que deux inflations se sont confondues : provoquée et bonne, subie et technique. Pourquoi ne pas en parler ?

Enfin, une lecture objective des  chiffres montre que le pic d’inflation des biens intermédiaires, pas des produits finis, est en réalité passé depuis quelques mois. Où est passé l’argent alors ?

Contexte de marché au 28 sept. 2022

La market place full digital de livreurs de pizzas à domicile ne valait pas 1Md$…)

Bonjour à tous,

Il n’aura échappé à personne que les performances actuelles sur les marchés cotés sont déplorables. S’agissant du contexte macro-financier, je propose à ceux qui le souhaiteraient de commenter la présentation ci-dessous.

J’y affirme que la hausse de l’inflation, et donc des taux d’intérêt, a été sciemment provoquée par les banques centrales, qu’en cela elle n’est donc absolument pas une surprise, et qu’LM Invest France avait à de nombreuses reprises alerté sur le phénomène. Qu’elle est une bonne chose –je rappelle que sans inflation nous étions sensés nous « japoniser » selon le concept fumeux de l’époque. Qu’à 3.80% le niveau du taux 10 ans US demeure à un niveau faible et que le taux réel demeure même très largement négatif. Enfin, qu’au même niveau en 2018 tout le monde espérait qu’enfin il reviendrait vers un niveau « normal » de 4%, idéalement 5%.

J’y explique ensuite, arguments à la clé, que le pic de l’inflation est vraisemblablement passé.

Avec des images de Paris vide et des chars russes, je prétends enfin que nous sommes dans l’environnement le plus traumatisant depuis longtemps et que cela joue un rôle essentiel dans l’évolution actuelle des marchés.

Venons-en aux investissements : je déplore les baisses de valorisations actuelles, mais si la qualité des investissements et la pertinence des thèses fondamentales qui les sous-tendent demeurent inchangées, je ne vois pas tellement de raison de vendre les actifs cotés que l’on possède.

Evoquons trois aspects très simples.

S’agissant des thèses des investissements, beaucoup, qui étaient anticipables, se vérifient dans les faits et sont parfois même amplifiées par le contexte actuel. Evoquons digitalisation de l’économie, marchés pétroliers et électrification à marche forcée du parc automobile mondial, par exemple.

S’agissant de la qualité des investissements, il semble préférable de posséder des actifs n’ayant pas besoin de financement / refinancement déraisonnable ou urgent.

S’agissant du prix des investissements enfin, là encore, certes la hausse des taux a un impact sur l’actualisation des cash flows, mais enfin à 1, 2, 3x l’Ebitda pour beaucoup de belles valeurs en Europe, on ne peut pas dire que le prix des actifs soit un vrai sujet de préoccupation.

Avec mes sentiments les meilleurs, bon courage dans la tempête,

LM Invest France.

Inflation ZE hors de contrôle – 31/05/22

Les chiffres d’inflation zone euro et France publiés ce jour s’emballent. La BCE doit agir sur le fond et coordonner sa communication.

Ses atermoiements contrastent très nettement avec l’action résolue, ferme, calme et parfaitement communiquée, de la Fed, dont la doctrine est si simple :

  • Pendant le Covid : « le risque de ne pas en faire assez est supérieur au risque d’en faire trop. »
  • Dans le contexte actuel, machine arrière : « les économies en ont eu assez, à présent il faut faire baisser l’inflation coûte que coûte, quitte à créer une récession. »

On pourrait interpréter ainsi ces différences de comportements des institutions –qui sont peut-être, quelque part, le reflet des sentiments des peuples dont elles assurent la gestion de la politique monétaire : la BCE a peur et hésite, la Fed a la main ferme et n’a pas peur de l’avenir.

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Contexte de marché au 19 mai 2022

Au moins trois raisons pour ne pas (trop) paniquer, ni déprimer

Guerre en Europe, décélération de la croissance chinoise, situation sanitaire non stabilisée, dérèglement climatique… vous rentrez vous coucher tout de suite ou vous en voulez encore ? Il y a un peu plus anecdotique certes, mais pas moins négatif, il se trouve que les marges des entreprises pourraient baisser à cause d’une inflation galopante. Il existe pourtant de réelles raisons de rester optimiste.

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Contexte de marché au 20 avril 2022

Contexte « exceptionnellement incertain », pour reprendre les mots de l’économiste en chef de la Banque mondiale Carmen Reinhart.

Dans cette note, il est question d’incertitude donc, d’inflation et de dentifrice grâce à Karl Otto Pöhl, du concept économique fumeux (ce qui est un peu un pléonasme) de la « japonisation » des économies occidentales, et du rappeur Orelsan.

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Contexte de marché au 15 février 2022

Hausse des prix des carburants – De l’urgence absolue que chaque citoyen devienne un actionnaire individuel

Trop peu de citoyens français sont actionnaires : environ 10% de la population active seulement. Sans doute à cause d’un déficit assez abyssal de culture économique et financière. C’est bien dommage. Energie, télévision, téléphonie mobile… sur toutes ces dépenses contraintes, ce que le citoyen-client donne d’une main, le citoyen-propriétaire le récupèrerait, très largement, de l’autre. Illustration avec le sujet inflammable du moment, l’essence.

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Contexte de marché au 3 février 2022

Le début d’année est intéressant. Il signe le grand retour de l’inflation. Elle était tant attendue, tant souhaitée cette inflation –sans quoi, une « Japonisation » décourageante et fatale menaçait nos sociétés. D’ailleurs, tant d’argent a été injecté par les banques centrales pour y parvenir… Seulement voilà, maintenant qu’elle est là, elle inquiète. Il ne faut pas.

Et aussi : Affaire Orpea, le bal des hypocrites. « Nous n’avons plus de titres Orpea en portefeuille »

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