Notes précédentes : 05/04/19, 29/01/20, 27/05/20, 26/01/21.
Le marché de la mobilité électrique a cru de +43% entre 2019 et 2020, avec une accélération notable en Europe, un marché qui reste soutenu en Chine, et, enfin, un marché qui n’a pas encore vraiment décollé aux Etats-Unis, qui constituent un réservoir de croissance à court terme. Voilà pour le passé, déjà bien meilleur que les prévisions les plus optimistes.
C’est l’avenir qui est plus intéressant. Le marché devrait être 15 à 22x plus gros à horizon 2030, en fonction du scénario retenu, celui de l’IEA ou celui des Accords de Paris.
Les actifs français cotés directement exposés à ces technologies n’étaient pas particulièrement bien valorisés à la fin de l’année 2020. Et leur évolution en 2021 n’est pas satisfaisante.
Plusieurs raisons à cela, dont la difficulté conjoncturelle majeure, l’approvisionnement en composants électroniques. Mais comme souvent, ces explications ont bon dos. En réalité, ces leaders technologiques mondiaux se négocient à une valorisation bradée par rapport à leurs concurrents américains –seulement 4 à 5x EV / EBITDA pour les moins bien valorisés–, car ils sont encore structurellement sous-capitalisés, et certainement aussi parce qu’ils ne communiquent pas suffisamment, ou pas assez bien, sur leur savoir-faire technologique. A l’épreuve des faits, ces valorisations se normaliseront.